Les Éboulements

27 février 2004

L'Assomption de la Sainte-Vierge plus connue comme la paroisse Les Éboulements

Messe dominicale : Dimanche 10h30

Juchée sur les hauteurs de Charlevoix se dresse la municipalité de Les Éboulements, dénomination s'inspirant des conséquences du tremblement de terre de 1663. Village à flanc de montagne, au visage à coloration rurale, il se caractérise par la beauté de son paysage, un des plus pittoresques de Charlevoix. De par son point de vue exceptionnel, le site nous offre un point d'observation unique dévoilant la majesté du grand fleuve et le tourment du territoire charlevoisien.


À l'origine desservie par les prêtres de Baie-Saint-Paul, la paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption des Éboulements a connu trois églises suite à l'érection d'une première chapelle.

  


L'église actuelle, à caractère fortement champêtre, remonte à 1932 et a été bâtie sur le même modèle que celle qui brûla un an plus tôt. Faite de pierres des champs, elle présente un clocher typique du début du 19e siècle qui ne s'inscrit habituellement pas dans le style victorien distinguant les églises de cette époque. Cette particularité découle de la volonté des paroissiens de conserver le cachet de l'ancienne.


Une partie du narthex est occupée par une petite salle aménagée, où sont exposés entre autres, des vêtements sacerdotaux, des reconstitutions de croix de chemin, des tableaux anciens et des photos des prêtres originaires des Éboulements. A l'entrée de la nef, un panorama fabuleux généré par les lignes de la voûte, la beauté des dorures et de la symbolique qui le composent donnent au temple une allure magistrale. Sur le mur arrière est inscrite la liste des curés de Les Éboulements de 1683 à 1983. Le chemin de croix ornant l'église constitue un don de divers paroissiens dont les noms apparaissent au bas.


Des toiles de grande richesse ceinturent le chœur. L'ensemble se compose de représentation des quatre évangélistes et du tableau immense de G. Valério, exécuté en 1954, illustrant la Madone des Éboulements.


Notre-Dame de l'Assomption occupe une place de choix dans le cœur des paroissiens puisqu'elle est leur patronne. Il ne faut donc pas s'étonner de voir cette symbolique un peu partout dans l'église.

      


Le maître-autel dans le chœur constitue une véritable œuvre d'art. II fin assemblé dans les ateliers de la maison Barsetti et Frères de Québec. La table, qui pèse 4800 livres, est entièrement de marbre noir et or, d'un seul bloc, le tout provenant d'Italie. Dans le transept de droite se trouve un magnifique Christ sculpté, pièce d'œuvre d'art remarquable, donnée en 1937 à l'église par Mme Alexis Tremblay. Tout près, il est nécessaire de noter l'âge avancé des confessionnaux et de s'arrêter pour observer le petit autel, semblable à celui du chœur. Il ne faut pas manquer l'ex-voto accroché au mur et la peinture qui commémore la patrie des Tremblay, intitulée «Notre-Dame-de-la-Tremblaye».


L'église qui a précédé fut ouverte au culte en 1804. En raison du manque de ressources disponibles dans le temps, ce sont les matériaux de la première église qui ont été utilisés pour la construction de la structure. Elle fut détruite de fond en comble par un incendie le 23 juin 1931. Une anecdote existe à ce sujet. N'ayant pas de service d'incendie, c'est avec des seaux d'eau qui furent puisés à même un baril que l'on combattit l'élément destructeur. Voyant que le tonneau s'épuisait, M. Callixte Tremblay, curé de l'époque, prononça quelques prières, puis bénit le baril. Immédiatement, celui-ci se remplit et regorgea d'eau pendant toute la durée du sinistre, sans jamais baisser de niveau. Malgré tout, on ne put sauver l'église.


La première église de Les Éboulements fut érigée sur la grève de la Baie des Éboulements, à l'endroit même de la première chapelle de 1735, entre le fleuve et la terre, à quelques pas de la rivière du Moulin. Constituée de pierre taillée, elle se vit dotée d'une grande sacristie, mais fut privée de transepts. Avec le temps, endommagée par les marées et les glaces, on prit la décision d'aménager la deuxième église sur les Éboulements d'en haut.


La première chapelle, quant à elle, date de 1735. Entièrement de bois et comprenant un dizaine de bancs, elle tenait lieu au bas sur la plage. Son état étant devenu lamentable, elle fut démolie en 1772.
 

Sculpture de l'Assomption de la Vierge Marie

Notre sacristain, M. Bernard Tremblay

Vous pouvez y voir un événement du 27 février 2004: le signe de la croix.

Ces jeunes sont maintenant en démarche du "i credo".   Ils reçoivent le "Credo" le 6 mai 2007.